Pendant le mondial de football de l’été 2018, le Réseau de transport d’électricité (RTE) a constaté une consommation d’électricité inhabituelle au moment de la finale qui opposait la France à la Croatie. On en profite pour voir en quoi un tel événement impacte la consommation des Français !

La consommation d’électricité des particuliers pendant un événement sportif

Comment les spectateurs consomment-ils pendant un match ?

Revenons à notre mondial de football. Juste avant le match, la consommation d’électricité était supérieure de 700 MW à un dimanche classique. Mais pendant la première période, elle était inférieure d’autant.

A la mi-temps, la consommation d’électricité des Français a refait un bon pour être supérieure de 500 MW à son niveau habituel. Pendant la deuxième période, elle est descendue à – 2000 MW, et a même atteint -2 300 MW après le match, au moment où les Français étaient plus occupés à se rassembler pour faire la fête qu’à utiliser l’électricité.

Le phénomène n’est ni unique, ni nouveau. Certes, il faut un rassemblement sportif de grande ampleur pour qu’il atteigne un tel niveau, mais il avait déjà été constaté lors de l’Euro 2016. C’est tout simple : lorsque les spectateurs se rassemblent en groupe devant une seule télévision, dans leur salon ou au bar, ils consomment moins qu’individuellement.

Les pics de consommation, eux, correspondent à une utilisation soudainement accrue de l’électricité. Avant le match et à la mi-temps, ils utilisent subitement tous les appareils oubliés : fours, micro-ondes, plaques électriques, lumière dans les toilettes… 

En profiter pour économiser grâce à un comparateur d’énergie

Il n’en reste pas moins que pendant le temps de jeu, et pendant qu’ils descendent dans la rue pour célébrer une éventuelle victoire, les Français économisent de l’énergie sans même s’en rendre compte. RTE s’en réjouissait d’ailleurs en publiant ses statistiques sur la consommation d’électricité pendant la finale du dernier mondial.

En effet, le community manager de RTE invitait à poursuivre cette belle baisse de consommation en multipliant les écogestes. Ce que montrent les chiffres du mondial, c’est qu’il est possible d’être bien moins énergivore ! Outre un impact positif sur la planète, c’est aussi un bon coup de pouce pour vos factures.

En somme, c’est du gagnant-gagnant. De quoi nous inciter à poursuivre ces efforts : l’impact positif qu’a eu la finale du mondial 2018 ne devrait pas être une occurrence si rare. Pour cela, n’hésitez pas à utiliser un comparateur d’énergie. Un comparateur d’électricité vous aidera à savoir que choisir pour moins nuire à la planète. Et pour vraiment agir, on préfère même un comparateur d’énergie verte !

Le sport, gros consommateur d’électricité

Sport et électricité : alimenter les stades

En lui-même, le sport est déjà très énergivore. Il est donc vraiment important de penser à changer certaines de nos habitudes… et des siennes. Oui, la consommation d’électricité peut diminuer pendant des grands rassemblements sportifs exceptionnels. Mais le reste du temps, quel effet ont tous ces matchs ?

Malheureusement, l’impact est bien moins réjouissant. Reprenons l’exemple de notre football : pendant l’Euro 2012, les stades ont nécessité 1 648 MWh. Et il n’est pas seulement question de consommation électrique. En 2014, la Coupe du monde a produit 2,8 millions de tonnes de CO2, comme expliqué ici.

L’impact écologique du sport

Le pire vient en fait des spectateurs. Bien sûr, il s’agit d’alimenter les stades, les zones d’hospitalité, les régies, les médias, les écrans. Bien sûr, il faut arroser les pelouses, transporter les joueurs. Mais il faut aussi permettre aux nombreux spectateurs de se rendre dans le pays organisateur. Pour prendre un autre exemple que le football, la Coupe du monde de rugby de 2007 a produit 480 000 tonnes de CO2 uniquement pour le déplacement de ses spectateurs.

Et c’est sans aborder les déchets. 778 tonnes pour la Coupe du monde de rugby il y a douze ans, soit la production de déchets de 2 000 Français en un an. Le marathon de New York génère près de 85 tonnes de déchets pour une seule journée. Bref : les exemples sont nombreux et traversent tout le sport.

Si la baisse de consommation électrique d’un grand match est plaisante, elle doit donc être nuancée. Surtout, c’est tout un mode de fonctionnement qui devrait être revu. Aujourd’hui, certains (rares) stades commencent à agir :

  • Installation de panneaux photovoltaïques
  • Mise en place de compost
  • Collecte d’eau de pluie pour l’arrosage

Maintenant, il est temps de multiplier ces initiatives.

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